Pures Pyrénées
17.07.2012 |
Belga
Le peloton du Tour de France naviguera dans les Pyrénées au cours des prochains jours. Cycling.be a quelques conseils en magasin pour ceux qui veulent se lancer à l'assaut de ce massif situé entre la France et l'Espagne.
Info
Col d'Aubisque
Jeudi, 143,5 km sont au programme de la 17e étape. Très tôt, les coureurs affronteront le Col de Menté (1ère catégorie; 9,3 km à 9,1%), avant une ascension plus 'facile' avec le Col des Ares (2e cat) et la Côte de Burs (3e cat). Le plus dur est clairement situé en fin de parcours, avec l'ascension du Port de Bales (hors catégorie; 11,7 km à 7,7%) et la montée finale classée première catégorie vers Peyragudes (15,4 km à 5,1%)
SUR PLACE A ARGELÈS-GAZOST
Le cyclotouriste qui souhaite un jour se frotter à ces géants de Pyrénées trouvera à Argelès-Gazost un camp de base idéal. C'est depuis cet endroit que le Tourmalet et l'Aubisque sont les plus facilement accessibles, comme Cyclo Sprint magazine l'a expérimenté pour vous. Découvrez ci-dessous le compte-rendu de cette aventure!
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Il est également aisé depuis Argelès-Gazost de rejoindre Hautacam. C'est dans cette ascension que Lance Armstrong avait posé les bases de son succès dans le Tour 2000. Le Col de Tramassel (c'est ainsi qu'est appelé Hautacam dans la région) est surtout difficile à cause de son irrégularité. Jusqu'au dernier village - Artalens - l'ascension est abordable malgré un passage à 9%. Après le village suivent trois kilomètres presque inhumains à plus de 10%. Après un léger temps de récupération, il faut escalader un pente à 9%. Il est clair que le Tour peut s'y jouer. La troisième ascension 'prise de contact' est celle vers Luz-Ardiden, où quelques belles pages du Tour de France ont été écrites. Dix ans avant Armstrong, son compatriote Greg Lemond avait assuré dans cette montée sa victoire dans le Tour. Luz-Ardiden (1.718 m) est situé plus haut que Hautacam (1.616 m), mais est plus facile à digérer essentiellement grâce à une difficulté croissante et régulière, après le village de Grust. Après trois kilomètres de 8 à 10%, la pente s'adoucit à 7% malgré quelques virages en épingle. Au pied de la station de ski, on peut apercevoir le Pic du Midi, avec le Col du Tourmalet. Le calme dont on peu profiter durant cette ascension est impressionnant. La prise de contact avec les Pyrénées est terminée, les choses sérieuses peuvent commencer. LE TOURMALET Nous avons dessiné pour le deuxième jour un parcours de 100km, avec l'ascension du Tourmalet. Nous décidons de l'escalader par son versant Est (Sainte-Marie-de-Campan). Ce qui signifie que nous devons passer par Bagnères-de-Bigorre et la vallée de l'Adour. Ce n'est possible que via des chemins de montagne et des petits villages (Juncalas, Arrodets) sur la D26 - une très bonne alternative à la D937, via Lourdes, surchargée. La D26 ne cesse de monter, descendre, tourner, pour arriver à Bagnères-de-Bigorre. Il faut encore grimper pendant 12 kilomètres via la D935 pour atteindre Sainte-Marie-de-Campan. Ce village disgracieux est situé au pied de deux monstres des Pyrénées: le Col d'Aspin et le Tourmalet. Les cinq premiers kilomètres de l'ascension, vers le village de Gripp, ne nous oblige pas encore à mettre 'tout à gauche'. Mais la pente se raidit peu à peu et les quatre kilomètres avant la station de ski de La Mongie sont les plus compliqués, avec une pente de 9 à 10%. On comprend désormais mieux pourquoi plusieurs arrivées du Tour de France ont été organisées à La Mongie: un final explosif est garanti! La suite n'est pas plus facile avec cinq kilomètres à 9% de moyenne. Au-delà des derniers télésièges, le paysage se fait plus désertique: on franchit le seuil des 2.000 mètres d'altitude. On est presque au sommet. Le Col du Tourmalet est très étroit et la descente qui suit est dangereuse: la route est étroite, parfois bosselée, souvent sans barrière de sécurité. N'hésitez pas à freiner plutôt deux fois qu'une. Ce côté du col est d'ailleurs plus beau à regarder que celui que l'on vient d'escalader, cela vaut la peine d'en profiter. En bas, on continue de descendre de Luz-Saint-Sauveur pour atteindre la très belle Gorge de Luz. Pour rejoindre Argelès-Gazost depuis le sommet du Tourmalet, c'est 37 kilomètres ininterrompus de descente. UNE VALLEE DELICIEUSE Le Tourmalet est le point le plus haut des Pyrénées, mais notre sortie avec l'Aubisque est la plus longue (125 km) et la plus difficile, avec deux sévères ascensions contre une seule la veille. En optant pour la D918 depus Argelès-Gazost, vous aborderez rapidement l'ascension de l'Aubisque (1.709 m), même si elle est précédée par le Col du Soulor (1.474 m). Jusqu'à Arrens, soit 12 kilomètres, l'ascension est assez facile avec même quelques portions descendantes. Viennent ensuite 7 kilomètres difficiles (7,5%) jusqu'au sommet du Soulor. Encore dix kilomètres et l'Aubisque est derrière vous. Le reste de l'ascension n'est plus très difficile, malgré une portion finale corsée. Vous avez donc tout le temps pour profiter du superbe paysage. La descente en direction de Laruns est agréable et longue de 18 km. Les 7 premiers sont rapides mais techniques. A Laruns, il faut emprunter durant 10 kilomètres la plus large D934 jusqu'à Louvie-Jouzon. Un des rares passages vers l'Espagne. La D35 vers Asson est plus calme et vallonnée. Une fois arrivé à Asson, on tourne à droite pour entamer à nouveau l'ascension du Soulor, mais cette fois par sa face Nord. C'est parti pour 28 kilomètres d'ascensions, ce qui est long, même si les 15 premiers ne sont pas très difficiles. Le décor est en revanche somptueux et à savourer sans modération. La vallée de l'Ouzon est à peine habitée, il y a très peu de circulation. Voir un ours traverser la route vous semblerait normal. Les douze derniers kilomètres à partir de Ferrières proposent une pente moyenne de 7,7%. C'est difficile, mais faisable. Encore plus quand on sait qu'excepté un ou deux passages à 9,5%, il n'y a pas de très gros pourcentages à escalader. Le paysage est à nouveau à couper le souffle, avec le Cirque du Litor. Un signe que le sommet du Soulor n'est plus très loin. La descente vers Argelès-Gazost est la plus belle de ses trois jours: raide mais bien dégagée. De quoi aller très vite. Gunter Hauspie, Cyclo Sprint octobre 2011 |
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